Nos conseils pour cultiver le cannabis en intérieur

  • Cultiver le cannabis en intérieur :

Le cannabis se cultive en intérieur depuis les années 80. Les techniques et l’industrie ont beaucoup évolué, et donné lieu à toute une variété de marques, de produits et de familles permettant de mettre à profit cette expertise lorsque l’on monte sa propre installation.

Conseils pour planter de a marijuana en interieur
Culture de cannabis en intérieur

Les méthodes de culture sont nombreuses, mais toutes visent le même objectif : obtenir du cannabis sinsemilla de qualité supérieure. Les têtes remplies de résine sont les fleurs de nos plants de cannabis femelles. Comme en extérieur, il faut se défaire des plants mâles pour éviter qu’ils ne pollinisent nos fleurs femelles. Obtenir ces fruits  sinsemilla est le but de tout cultivateur d’intérieur.

Plants de cannabis en croissance
Plants de cannabis en croissance

Il existe différentes manières de cultiver en intérieur. La méthode classique consiste à aménager une pièce en espace de culture. La culture en armoire est une autre méthode, flexible et plus pratique. Très simples à assembler et à utiliser, ces armoires sont particulièrement utiles en appartement ou autre espace réduit. Elles peuvent également servir à compartimenter les différents espaces requis (croissance, floraison, pieds mères, etc.).

En intérieur, l’objectif est de produire le plus de têtes possible. L’électricité étant de plus en plus chère, mieux vaut en effet ne pas perdre le moindre gramme. La tendance est à cultiver de petites plantes dont la croissance n’excède pas un mois, de manière à pouvoir récolter quatre fois par an. Les mois d’été sont les plus critiques du fait de la hausse des températures.

Les têtes d’intérieur sont habituellement plus puissantes et plus compactes qu’en extérieur, grâce au contrôle parfait que l’on peut exercer sur l’ensemble des facteurs climatiques intervenant dans la floraison du cannabis. En extérieur, il n’est pas rare que la météo nous joue des tours, et vienne compliquer des récoltes semi-terminées. En protégeant nos plantes contre les intempéries, la culture d’intérieur permet d’obtenir des goûts et des arômes mieux définis.

L’idée est tout simplement de reproduire des conditions optimales pour nos plantes de cannabis, en leur apportant de la lumière et de l’air de manière artificielle. Il existe différents types de lampes permettant de recréer la lumière du soleil : à vapeur de sodium, fluorescentes, à induction ou encore les nouvelles LED (ces dernières continuent d’évoluer). Besoin d’aide ? Consultez notre article Comment monter votre kit d’éclairage pour culture de cannabis.

Nos plantes ont essentiellement besoin de deux spectres de lumière. Lors de la phase de croissance, le spectre de lumière doit être blanc/bleu, avec un cycle de 18 heures de lumière et 6 heures d’obscurité.

Pour déclencher la floraison, il faut raccourcir la photopériode et passer à un cycle 12 h de lumière/12 h d’obscurité. Le changement de photopériode doit être brusque pour que les plantes détectent le changement de phase. Nous utilisons des lampes de type Sylvania Grolux, dont le spectre va de l’orange au rouge.

La sécurité de votre installation est essentielle, compte tenu de l’intensité du matériel électrique utilisé. Elle doit être équipée d’un système de protection (un disjoncteur magnéto-thermique, par exemple) et les câbles électriques doivent être bien dimensionnés de sorte à éviter d’éventuelles fuites pouvant occasionner un incendie.

Bourgeons Intérieur
Plants de cannabis en floraison

Il existe différents types de substrat pour culture d’intérieur. Chez Cactus Martorell, nous sommes partisans de la culture bio, avec substrat à base d’humus de lombric et engrais organiques. C’est la garantie d’un résultat optimal, avec des têtes savoureuses et parfumées évoquant les tomates que cultivaient nos grands-parents. Le substrat de coco est lui aussi très indiqué – 100 % inerte, il s’utilise avec des engrais minéraux pour obtenir des têtes à l’aspect imposant. À l’instar des tomates de supermarché, ces têtes conviennent davantage aux cultivateurs commerciaux.

Dans les pays où la culture de cannabis est punie par la loi, on privilégie souvent les systèmes produisant moins de résidus d’une récolte à l’autre. Les déchets sont toujours un problème. Les systèmes hydroponiques et aéroponiques fonctionnent sans terreau, avec de l’eau pour tout substrat. Les nutriments circulent par l’eau, et les racines flottent ou sont suspendues dans un contenant. La puissance des têtes est la même, mais leur saveur et leur arôme sont nettement plus insipides. Très compactes et volumineuses, elles sont intéressantes d’un point de vue commercial.

En culture d’intérieur, les facteurs les plus importants sont la température et l’humidité. Si l’on échoue à contrôler l’un ou l’autre de ces facteurs, les conditions cessent d’être optimales et l’apparition de maladies ou de nuisibles est favorisée.

Durant la phase de croissance, l’humidité doit être élevée et la température comprise entre 18 et 22 °C. Pour la floraison en revanche, l’humidité doit être aussi faible que possible, et la température maintenue entre 22 et 26 °C.

Un autre facteur essentiel est le renouvellement de l’air. De nombreux cultivateurs pensent que l’extraction de l’air est un facteur relatif, alors qu’il s’agit peut-être du plus important.

Durant la phase de floraison, il convient de renouveler l’air au maximum afin d’optimiser le rendement. En phase de croissance, l’air peut être renouvelé par cycles de quatre heures afin de laisser l’humidité grimper un peu.

Votre installation doit impérativement être dotée de ventilateurs de sorte à renouveler l’air et éviter sa stratification. Pour les cultivateurs audacieux travaillant sous hautes températures, il existe des systèmes dopant la quantité de CO2 dans l’air et qui permettent des rendements exceptionnels. Soulignons toutefois qu’avec ce type d’installations, les têtes obtenues ne sont généralement pas de grande qualité.

Plante de cannabis femelle
Tête de cannabis femelle

Pour les cultures lancées à partir de graines, nous recommandons de cultiver entre 9 et 16 plantes par lampe en fonction de la variété et des caractéristiques annoncées par la banque dont elles proviennent.

Il faut prévoir entre 4 et 6 semaines de croissance avant le passage en floraison.

Pour les cultures lancées à partir de boutures, il faut compter entre 16 et 25 plantes par lampe, et 2 semaines de croissance avant de passer à la floraison. Chez les systèmes utilisant des engrais minéraux, les plantes poussent plus vite et les délais sont plus courts que pour les cultures organiques.

Dans les deux cas, l’utilisation d’un engrais racinaire favorisera un système racinaire capable de supporter une belle plante. Une insuffisance racinaire est le symptôme d’une mauvaise culture. Le recours à des engrais de croissance n’est pas systématique, et doit se faire en tenant compte du substrat de culture et des besoins de la plante. Les plantes de cannabis n’acceptent pas toutes de forts niveaux d’azote. Soyez très prudents !

En culture d’intérieur, il est rare d’avoir affaire à des variétés primitives (landraces) car ce sont des plantes peu adaptées à une telle luminosité et dont le rendement est généralement faible. La plupart des banques de graines proposent des hybrides commerciaux offrant la garantie d’une belle récolte. Les hybrides sont des plantes de cannabis adaptées à la culture d’intérieur, et croisées de manière à obtenir des têtes plus puissantes.

Avant de nous pencher plus avant sur le fonctionnement de la période de floraison, revenons sur la différence entre engrais minéraux et engrais organiques.

Avec les engrais minéraux, le transport des nutriments se fait à travers l’eau : ils sont immédiatement disponibles pour la plante, qui n’a pas besoin d’un bon substrat pour assimiler l’azote, le calcium, etc. Les engrais organiques, quant à eux, sont issus du monde vivant. Leurs nutriments sont liés à une molécule de carbone, si bien qu’un bon substrat est indispensable : en s’alimentant de ce carbone, les champignons du sol libèrent les nutriments que la plante peut alors assimiler. Lorsque l’on choisit un engrais, il faut tenir compte de la qualité du substrat et de la durée de son séjour en pot.

Lorsqu’elle passe en floraison, l’avenir de la plante est déjà tracé. Sans une bonne croissance, une plante ne saurait être productive. À l’inverse, gâcher une bonne croissance demande de commettre une erreur colossale lors de la floraison. Pour s’assurer une bonne récolte, il suffit de limiter l’humidité et d’arroser sans excès. Durant la phase de floraison, il est bon d’administrer à vos plantes un engrais doublé d’un stimulant de floraison pour doper la production de résine et obtenir des têtes plus compactes. Il existe différentes sortes de stimulants de floraison, du traditionnel PK 13/14 à utiliser avec un engrais minéral aux stimulants organiques de type TopmaxBloombastic ou Green Sensation.

Durant les trois premières semaines de floraison, les plantes passent par un stade de croissance pré-florale lors duquel elles s’étirent en hauteur. Certaines peuvent alors réclamer davantage d’engrais de croissance. Il est important que le feuillage reste vert. Dès le 22e jour de floraison, la formation des têtes commence, justifiant l’application d’un engrais de floraison apportant à vos plantes un supplément de phosphore et de potassium. Les deux dernières semaines sont cruciales pour la maturation de la récolte et pour éviter les refloraisons. C’est le moment d’augmenter la distance entre les plantes et les lampes pour simuler l’arrivée du mois d’octobre – le dernier mois de floraison en extérieur. N’oubliez pas que la culture d’intérieur consiste à recréer les conditions observées dans la nature. Il est conseillé de réduire les quantités d’eau et d’engrais pour protéger les arômes et saveurs de la plante, qui se met à jaunir. Récolter une plante trop verte n’a rien de bon pour la qualité du produit final.

L’eau, et plus précisément son pH, est un autre facteur important à contrôler. Le pH de l’eau influe sur la capacité de la plante à assimiler tel ou tel nutriment de base et divers micronutriments. En phase de croissance, l’idéal est un pH de 6/6,5. Avec le passage en floraison, il est conseillé de réduire un peu le pH (entre 5,8 et 6,0) pour favoriser l’absorption de phosphore et de potassium. L’EC (électro-conductivité) est un facteur clé dans les systèmes hydroponiques et les cultures en coco.
Le testeur d’EC est un bon outil pour contrôler l’alimentation de vos plantes dans sa globalité. Il existe de nombreux instruments de mesure du pH et de l’EC, susceptibles de vous aider à mieux comprendre la manière dont s’alimentent vos plants de cannabis.

Culture intérieure de marijuana

La manucure et la récolte sont deux autres processus lors desquels vos têtes peuvent perdre en qualité. Les fleurs doivent être mises à sécher dans une pièce bien aérée et peu humide, sans que les conditions extérieures viennent altérer ces constantes.

Différents types de protection anti-odeurs existent sur le marché : le traditionnel filtre à charbon actif, les générateurs d’ozone et les produits de type Ona ou Neutralizer qui émettent des odeurs pour camoufler celle des têtes, aussi bien lors de la culture que du séchage.

Pour garantir la discrétion et le secret de vos cultures d’intérieur, il est indispensable de les équiper de systèmes anti-odeurs. Il n’est jamais bon de se faire remarquer : bien souvent, les prédateurs à deux pattes sont les plus dangereux.

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