Comment calculer l’extraction de votre installation

Nombreux sont les clients à nous demander conseil, et l’une des questions les plus fréquentes porte sur le choix de l’extracteur adapté à leur installation. Avec cet article, notre objectif est de vous expliquer de la façon la plus détaillée et la plus simple possible comment calculer le débit d’extraction requis pour votre installation. Nul besoin d’être ingénieur ! Il suffit de vous munir d’une calculatrice et de suivre nos instructions en vous concentrant un court instant.

extracteur cannabis

Le choix d’un bon extracteur est une étape incontournable lorsque l’on monte sa propre installation d’intérieur. À moins d’une installation professionnelle dotée d’un générateur de dioxyde de carbone (bonbonne ou brûleur), ce dernier doit provenir de l’extérieur. Le dioxyde de carbone ou CO2 est l’un des éléments indispensables à la photosynthèse. Or une récolte réussie requiert de la photosynthèse à foison !

Calculer le système d’extraction d’une armoire de culture ou autre installation d’intérieur peut se faire selon deux méthodes : la première, plus simple mais également plus approximative, considère le volume de l’espace (en m3) ; la deuxième, plus complexe, tient compte des pertes de charge au sein de l’installation : coudes, mètres de tube, connecteurs, angle de sortie, etc.

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Chez Cactus Martorell, nous sommes partisans de l’autoculture : nous allons donc vous détailler la méthode simple. L’autre méthode de calcul du système d’extraction convient davantage aux serres de grandes dimensions et aux entrepôts industriels.

Nous ne cautionnons pas ce genre d’installations, trop souvent aux mains d’organisations mafieuses et qui finissent généralement par être saisies par les forces de police. Pour vous éviter des ennuis, tenez-vous-en à votre propre consommation !

Choix du type d’extracteur

En gros, il existe deux types d’extracteurs pour culture d’intérieur. Ils se distinguent par la direction du flux d’air par rapport à l’axe de rotation du moteur. Si l’air souffle dans la même direction que l’axe du moteur, on parle d’extracteur axial ou hélicoïde. Si l’air souffle perpendiculairement à l’axe du moteur, on parle d’extracteur centrifuge.

Selon la forme de leurs pales, il est possible de sous-diviser les extracteurs centrifuges en trois catégories :

  • Pales inclinées vers l’avant. En plus d’être silencieux, ils génèrent peu de pression et ont un fort débit.
  • Pales inclinées vers l’arrière. Très efficaces, génèrent beaucoup de pression.
  • Pales droites. Rendement faible, mais résistent mieux aux changements de pression.

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Les extracteurs axiaux sont constitués d’un moteur et de 2 à 13 pales. On parle parfois d’extracteurs hélicoïdaux en raison de la forme qu’ils confèrent au flux d’air. Les ventilateurs de ce type sont capables de brasser un gros débit d’air à faible pression.

La plupart des extracteurs pour culture intérieure de cannabis sont axiaux, comme ceux de la gamme RVK. Lorsqu’il s’agit de brasser de gros volumes d’air, le mieux est d’opter pour des extracteurs centrifuges de type HDF isobox.

Calcul de l’extraction requise

Nous l’avons vu, il est nécessaire de renouveler régulièrement l’air de votre installation pour garantir un apport régulier en CO2 à vos plantes. Pour calculer le débit d’extraction requis, la méthode empirique consiste à essayer de renouveler entièrement l’air au sein de l’armoire en deux minutes :

  1. Commencez parcalculer le volume de votre salle ou armoire de cultureen mètres cubes. Pour cela, multipliez-en les dimensions : hauteur x largeur x hauteur (en mètres). Dans le cas d’une salle de culture très haute de plafond, considérez une hauteur maximale de 2,5 mètres.
  2. Une fois le volume total calculé,multipliez cette valeur en mètres cubes par 30(afin de renouveler l’air toutes les 2 minutes, sachant qu’il y a 60 minutes dans une heure : 60 ÷ 2 = 30).
  3. Ajoutez 30 % à ce volume pour chaque coude que comportera votre installation. Il est parfois impossible d’installer le tube, l’extracteur et le filtre à charbon en ligne droite : les pertes entraînées par ces coudes sont à prendre en compte. L’idéal est de dessiner un croquis de votre salle en prévoyant l’emplacement des coudes.
  4. Choisissez un extracteur au débit immédiatement supérieur à la valeur obtenue. Retrouvez l’extracteur adapté à vos besoins sur notre boutique en ligne.

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Cas pratique

La théorie est une chose, la pratique en est une autre. Attrapez votre calculatrice : nous allons procéder étape par étape en imaginant pour l’exemple que votre armoire est une Dark Street 120 (dimensions 120 x 120 x 185 cm). Un générateur d’ozone est installé en bout du circuit d’extraction, sans filtre à charbon actif.

  1. Avant de multiplier la longueur, la largeur et la hauteur de votre armoire, convertissez ces dimensions en mètres :

Volume = 1,2 x 1,2 x 1,85 = 2,66 mètres cubes

  1. Multipliez ce volume par 30, pour que l’air soit entièrement renouvelé toutes les deux minutes.

2,66 m3 x 30 renouvellements/heure = 80 m3/heure.

  1. Calculons à présent la perte correspondant aux coudes à 90 degrésque comporte votre installation (2 dans le cas de notre exemple). Les 30 % se calculent de façon corrélative :

Premier coude : 80 x 1,3 = 104 m3/heure

Deuxième coude : 104 x 1,3 = 135 m3/heure

  1. Et voilà ! Vous connaissez à présent le débit d’extraction nécessaire pour offrir à vos plantes tout l’air frais dont elles ont besoin lorsque les lampes sont allumées. Optez pour un extracteur au débit légèrement supérieur – comme leTT125, capable de générer220 m3 par heure.

Calcul de l’intraction requise

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L’intracteur est un élément au moins aussi important, étant donné qu’il sert à introduire de l’air frais à l’intérieur de votre installation. La pression d’entrée de l’air aide l’extracteur à évacuer l’air vicié, pauvre en dioxyde de carbone (les plantes l’ont assimilé).

En général, il suffit d’installer un modèle de puissance inférieure à l’extracteur choisi. Dans le cas pratique ci-dessus, il s’agissait d’un extracteur TT125. L’intracteur correspondant serait le TT100, au débit de 145 m3 par heure.

La différence de débit entre l’extracteur et l’intracteur permet de provoquer ce que l’on appelle une pression négative, grâce à laquelle l’air a tendance à s’échapper par l’extracteur et non par les multiples fentes que peut comporter votre installation (tubes électriques, fenêtres mal jointées, bas de portes, etc.).

Plus le circuit d’extraction comporte de coudes et d’anglesplus le débit d’extraction doit être supérieur pour obtenir une pression négative à l’intérieur de la salle.

Une manière de maintenir une pression négative de façon constante est d’équiper votre installation d’un régulateur de vitesse et de pression négative comme le contrôleur double pression GSE. Cet appareil permet de réguler la vitesse d’intraction et d’extraction au sein d’une plantation de cannabis.

C’est tout pour aujourd’hui. Nous espérons avoir répondu à toutes vos questions, mais n’hésitez pas à nous laisser un commentaire ci-dessous en cas de doute. Le bonjour de l’équipe Cactus ! À bientôt !

Comment monter votre kit d’éclairage

Dans cet article, vous allons vous expliquer comment monter votre kit d’éclairage pas à pas et le plus clairement possible. Même si vous n’êtes pas du genre bricoleur, ces quelques conseils devraient vous permettre de monter une installation d’intérieur viable, capable de vous rapporter de belles récoltes tous les trois mois environ.

La première chose à faire est d’acheter votre kit – en faisant votre choix parmi la vingtaine d’options proposées sur notre boutique en ligne, par exemple – en tenant compte de la superficie de votre espace et de ses caractéristiques (box ou non).

kit éclairage
Réflecteur de type Adjust-A-Wings

Première étape : choix du type de réflecteur

  • Si votre installation occupe une pièce haute de plafond et bien aérée (sans box), vous pouvez opter pour n’importe quel réflecteur ouvert. Après de nombreux essais, nous avons pour habitude de conseiller le kit Adjust-A-Wings Pro Grolux à nos clients. Il permet d’éclairer une surface de 1,5 x 1,5 m2 et son ampoule Grolux donne d’excellents résultats, en croissance comme en floraison.
  • Pour la culture en box, nous recommandons l’achat d’un kit avec réflecteur ventilé comme ce kit Cooltube floraison, connecté à un extracteur du même diamètre. Ce type de réflecteur permet d’évacuer l’air généré par l’ampoule, évitant ainsi que les températures ne grimpent trop à l’intérieur de l’espace de culture.

Deuxième étape : calcul de la puissance requise selon la surface

En fonction de la surface de votre installation, vous aurez à choisir entre deux puissances d’éclairage : 400 ou 600 W.

  • Les kits de 400 W conviennent aux petits espaces d’environ 1 m2.
  • Les kits de 600 W conviennent aux espaces de taille moyenne, de 1,2 x 1,2 m voire 1,5 x1,5 m avec un réflecteur Adjust-A-Wings ProLes ampoules de 600 W sont plus efficaces car elles émettent plus de lumens par watt consommé : les cultivateurs expérimentés n’utilisent que celles là.

Troisième étape : choix du type d’ampoule

Différents types d'ampoules pour culture
Différents types d’ampoules pour culture

Pour bien choisir parmi le large éventail d’ampoules disponibles, vous devez savoir quel usage vous comptez en faire, c’est-à-dire à quelle phase de culture vous la destinez.

  • Ampoules HPS (High Pressure Sodium). Elles émettent une lumière orangée qui favorise la formation de fleurs, c’est pourquoi elles conviennent à la phase de floraison. Bien que ce soit possible, il est déconseillé de les utiliser pour la croissance, car les plantes risqueraient de monter en fleur.
  • Ampoules MH (Metal Halide). Elles émettent une lumière blanche, plus froide que les ampoules HPS. Elles sont idéales pour la croissance car elles favorisent la formation de tiges épaisses, aux entrenœuds courts, capables de bien supporter le poids des têtes le moment venu.
  • Lampes mixtes. Grâce à leur spectre corrigé (enrichi en bleu), les ampoules conviennent aussi bien à la croissance qu’à la floraison. L’avantage est de ne plus avoir à changer l’ampoule à chaque changement de photopériode. Parmi le vaste choix de modèles disponibles sur le marché, la préférence des professionnels va à la Green Power de Philips, pour sa fiabilité et la quantité de lumens qu’elle émet.

Quatrième étape : montage du kit d’éclairage

Connexions d'un ballast Sunmaster Clase 1
Connexions d’un ballast Sunmaster Clase 1

Monter un kit n’a rien de compliqué. Commencez par connecter le réflecteur au ballast d’un côté, et le ballast à la prise de l’autre. Les bornes de connexion du ballast sont identifiées par les lettres suivantes :

  • F, N. Ces deux bornes (phase et neutre) correspondent à l’alimentation du ballast. Elles doivent être connectées au secteur, idéalement à une prise avec connexion à la terre. Il n’y a pas d’ordre à respecter pour les câbles (normalement, marron et bleu), étant donné que l’on travaille en courant alternatif. Avant de procéder aux connexions, assurez-vous que la prise soit bien débranchée du secteur.
  • Si votre ballast est de type électronique, vous n’aurez pas à le câbler : il est normalement fourni « prêt à brancher » avec une prise de type ordinateur d’un côté, et un connecteur sécurisé pour le réflecteur de l’autre.
  • Prise de terre (G). Cette connexion est identifiée par un symbole composé d’une barre verticale et de deux ou trois barres horizontales. Les câbles correspondants sont généralement jaune et vert.
  • Lamp. Le schéma du ballast figure une ampoule dont sortent deux câbles : il s’agit des câbles provenant de la douille du réflecteur, pour lesquels il n’y a pas d’ordre à respecter non plus.

Dans un deuxième temps, vissez l’ampoule à la douille du réflecteur. Nous vous conseillons d’utiliser un chiffon doux pour manipuler l’ampoule, afin de ne pas la salir avec vos doigts. Introduisez la bien droite et vissez précautionneusement dans le sens des aiguilles d’une montre. Si l’ampoule s’enclenche de travers, dévissez-la avec soin et recommencez. L’ampoule doit être bien vissée, mais sans forcer pour ne pas casser le culot.

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Poulies Easy Roller

Le moment est venu de brancher le kit sur le secteur, et de vérifier que tout fonctionne correctement. Si c’est le cas, éteignez la lampe et laissez-la refroidir avant de l’installer à son emplacement définitif. Pratiques, les poulies Easy Roller permettent d’ajuster la hauteur de votre réflecteur d’un seul geste.

Maintenant que votre kit d’éclairage est prêt, nous vous invitons à vous plonger dans la lecture de Nos conseils pour cultiver en intérieur.

En cas de doute, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire. Un conseiller de l’équipe Cactus y répondra au plus vite.

Comment récolter d’énormes têtes de cannabis

Tous les cultivateurs manifestent de l’intérêt pour les variétés les plus productives, dans l’idée de récolter d’énormes têtes de cannabis.

tetes cannabis enormes

L’objectif de ce nouvel article est donc de vous livrer quelques conseils pour choisir une variété réellement productive, et des produits permettant de doper le rendement de vos cultures de façon efficace.

Pour obtenir des têtes énormes, l’un des secrets consiste à opter pour une souche de cannabis ultra productive. Ces variétés affichent des rendements supérieurs à la moyenne, notamment en raison de la taille supérieure de leurs têtes.

Notre expérience, qui se nourrit également de celle de nos clients, nous permet de vous recommander des variétés de type Chronic, Moby Dick, Monster ou encore notre version de la légendaire Amnesia Haze, l’Amnesia Cactus. L’un de nos clients a réussi à atteindre un rendement de 1,2 g par watt en cultivant cette superbe variété en terre.

Éclairage

En intérieur, l’éclairage est certainement le facteur influant le plus sur la taille des têtes. Bien qu’il soit d’usage de cultiver avec des kits de 600 W par mètre carré, nous avons changé nos pratiques après avoir testé du matériel Gavita de 1 000 W. Certaines variétés sativa ont besoin d’au moins 800 W par plateau pour exprimer leur plein potentiel.

Attention : trop éclairer les plantes n’est pas conseillé pour autant. Elles risqueraient de saturer et d’arrêter d’effectuer la photosynthèse. L’apparition de taches jaune clair en bordure des feuilles supérieures est le symptôme d’un éclairage excessif. Ces taches s’étendent, et la plante cesse de croître.

Grandes plantes

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Têtes d’Amnesia Cactus

Les petites plantes donnent de petites têtes. Pour obtenir des têtes énormes, il vous faudra donc cultiver de grandes plantes. Différentes méthodes existent pour cultiver en intérieur, mais la plus répandue consiste à planter entre 16 et 25 graines par armoire de 1,2 x 1,2 m. Pour obtenir de grandes plantes, il convient de réduire cette densité de plantation à environ 5 plantes par plateau.

En contrepartie, le temps de croissance végétative de vos pieds sera supérieur à la normale, 45 jours au minimum. Pour cultiver ce type de plantes, il faut vous munir de pots suffisamment grands – comme ce  Smart pot  de 27 litres, par exemple.

Température

Comme toujours, la température au sein de l’espace de culture doit être maintenue à 25 °C environ pour permettre aux plantes de fleurir correctement. L’idéal est de faire en sorte que l’écart entre la température min. et la température max. soit d’environ 8 degrés. Pour atteindre ces valeurs en journée, votre installation doit être équipée d’un ou plusieurs extracteur(s) connecté(s) à un dispositif de contrôle des températures. En cas de températures minimales trop basses, le mieux est de brancher un radiateur lorsque les lampes sont éteintes.

CO2

Le niveau de dioxyde de carbone est essentiel pour que les plantes expriment tout leur potentiel. Bien que la concentration atmosphérique actuelle soit d’environ 440 ppm en milieu urbain, lorsque les premières plantes à fleurs sont apparues (période du Crétacé), cette concentration était largement supérieure (3 000 ppm). C’est pour cette raison que les plantes réagissent favorablement à l’enrichissement de l’air en dioxyde de carbone, que ce soit avec une bonbonne de gaz ou des brûleurs de propane.

Notre expérience de la culture d’intérieur nous a appris qu’excéder une concentration en CO2 de 1 500 ppm est déconseillé. Bien qu’une concentration de 2 000 ppm permette d’obtenir de plus forts rendements, le processus de maturation est ralenti et la plante développe toujours plus de fleurs, ce qui ne fait que rallonger le temps de culture. Si vous ne souhaitez pas prolonger le temps de floraison, le mieux est de maintenir une concentration de 800-1 200 ppm à l’aide d’un contrôleur de CO2.

Eau

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L’eau osmosée aide à obtenir des têtes énormes

L’eau ne devrait jamais manquer lorsque l’on cherche à cultiver d’énormes têtes. Certains cultivateurs choisissent de s’équiper d’un système d’arrosage goutte à goutte, même si les plus perfectionnistes estiment qu’il est préférable d’arroser manuellement pour offrir à chaque plante la quantité d’eau exacte dont elle a besoin.

Quoi qu’il en soit, plus l’eau d’arrosage sera bonne, plus les résultats seront bons. Pour favoriser l’absorption de l’eau, sa température doit être proche de celle des racines. En règle générale, les racines affichent une température inférieure de 5 degrés à celle de la partie aérienne de la plante : la température souhaitable pour l’eau d’arrosage est donc d’environ 20 °C.

Nutriments

Ce dernier facteur, et non des moindres, fait généralement la différence lorsque le cultivateur a une certaine expérience de la culture d’intérieur. Quand tous les autres paramètres ont été optimisés, l’ajout d’un nutriment adapté améliore considérablement le résultat. On a tendance à penser que plantes engraissées avec des engrais minéraux développent de grosses têtes. En réalité, ce type d’engrais favorise l’absorption d’eau dans les tissus de la plante, ce qui fait gonfler les têtes.

C’est tout pour aujourd’hui, rendez-vous au prochain article !

Se lancer dans l’autoproduction de cannabis en 5 étapes

Avec l’essor du secteur cannabique à travers le monde, de plus en plus de personnes songent à cultiver chez elles. On pourrait croire que cela requiert de contrôler tout un tas de paramètres et d’utiliser une foule de produits, mais c’est en fait assez simple.

Si vous pensez à vous lancer dans l’autoproduction de cannabis mais ne savez pas par où commencer, cet article est fait pour vous : nous y détaillons la marche à suivre étape par étape. Suivez nos conseils, et à vous les belles récoltes !

autoproduction 5 etapes
La culture intérieure de cannabis requiert plus d’expertise que la culture extérieure.

Nous avons choisi d’organiser les connaissances nécessaires pour cultiver en intérieur en 5 étapes. Pour chacune d’elles, nous vous expliquerons comment vous y prendre de façon détaillée, pour des plantes aussi vivaces que si vous les cultiviez en pleine terre !

1. Choisir une bonne variété

C’est le premier dilemme qui attend les cultivateurs débutants : comment se décider face à une telle offre en variétés ? Chez Cactus Martorell, nous conseillons toujours aux néophytes d’opter pour des graines féminisées, qui offrent la garantie de ne cultiver que des plantes femelles.

Si vous vous lancez dans la cannabiculture, sans doute ignorez-vous comment distinguer une plante mâle d’une plante femelle. Acheter des graines féminisées vous évitera d’avoir à vous en soucier.

Pour débuter, il est également préférable de choisir une variété facile à cultiver : selon nous, le mieux est de choisir soit une variété autoflorissante, soit une variété hybride à mi-chemin entre indica et sativa.

Les graines de cannabis autoflorissantes fleurissent en fonction de leur âge, et demandent donc moins de rigueur quant à la photopériode à respecter. Il est d’ailleurs possible de les cultiver en leur apportant entre 12 et 20 heures de lumière par jour de la germination à la récolte.

La deuxième option, qui consiste à opter pour un hybride facile à cultiver, est d’autant plus pertinente si l’espace de culture dont vous disposez est une petite armoire dans laquelle les températures élevées sont susceptibles de poser problème. Ces variétés ont besoin de 12 heures d’obscurité par jour pour commencer à fleurir. Parmi les variétés hybrides, celles de la famille Critical comptent parmi les plus faciles à cultiver. Ce n’est pas pour rien qu’elles figurent en tête des ventes dans la plupart des growshops.

2. Choisir un bon substrat

Plusieurs types de substrats conviennent à la culture du cannabis : terre, fibre de coco, billes d’argile, laine de roche, etc. De toutes ces options, la terre est celle qui offre la plus grande marge d’erreur. Sa teneur en air et sa capacité à retenir l’eau étant relativement stables, elle est mieux à même d’encaisser d’éventuelles erreurs d’arrosage.

La terrcannabis 5 étapese a également la capacité d’amortir d’éventuelles erreurs d’engraissage. Alors qu’un surdosage d’engrais peut s’avérer fatal en hydroponie, un simple rinçage des racines suffit généralement à rectifier le tir dans les cultures en terre. Dernier atout, et non des moindres, les plantes cultivées en terre ont tendance à être plus odorantes et plus savoureuses.

Nous vous conseillons d’opter pour de la terre enrichie : vous vous éviterez ainsi d’avoir à ajouter des nutriments avant la troisième semaine de culture. Si vous rempotez vos plantes, l’ajout d’engrais pourra même attendre l’apparition des premières fleurs.

De plus, en terre, les nutriments sont disponibles sur une gamme de pH plus large, ce qui limite les risques de voir apparaître des carences nutritionnelles (fréquentes en hydroponie ou dans les cultures en fibre de coco).

3. Installer un bon kit d’éclairage

En culture intérieure de cannabis, l’éclairage artificiel remplace la lumière du soleil : plus la qualité de votre kit d’éclairage sera bonne, meilleur en sera le résultat final de votre culture – tant du point de vue de la quantité que de la qualité. Il existe différents types de lampes, chacune étant adaptée à une certaine phase de culture : enracinement, croissance et floraison.

Les lampes basse consommation conviennent à la phase d’enracinement et aux premiers jours de croissance. Les lampes aux halogénures métalliques, dont le spectre lumineux est froid, conviennent à la phase de croissance végétative.

Pour les phases de floraison et de maturation, les lampes offrant le meilleur résultat sont celles à vapeur de sodium. Lorsque l’on débute en cannabiculture, il peut être intéressant d’acquérir une lampe à spectre mixte pouvant servir à toutes les phases de culture.

De nouveaux types de lampes reposant sur les technologies plasma, LED ou à induction ont fait leur apparition, mais elles restent peu utilisées en cannabiculture et nous continuons de leur préférer les lampes HPS.

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Outre le type de lampe, il convient de se soucier de la quantité de lumière par unité de surface apportée aux plantes. En règle générale, la puissance lumineuse requise est calculée par mètre carré, en fonction de la phase de culture.

Le plus souvent, il est conseillé de prévoir 200 W pour la germination et l’enracinement, 400 W pour la croissance et 600 W pour la floraison.

 

4. Monter un système d’extraction

Pour que vos plantes de cannabis se développent correctement en intérieur, il est essentiel de constamment renouveler l’air de votre espace de culture. Cela permet d’éviter que la chaleur émise par les lampes ne stagne, tout en garantissant un apport continu en dioxyde de carbone à vos plantes. Rappelons que le CO2 est une molécule indispensable à la photosynthèse, sans laquelle les plantes cessent de croître et de fleurir.

Il existe différentes méthodes pour choisir l’extracteur le mieux adapté à votre espace de culture. La plus répandue consiste à multiplier le volume de l’espace (en mètres cubes) par 30 : la valeur ainsi obtenue correspond au débit minimum requis pour notre extracteur.

Un intracteur au débit légèrement inférieur est également requis pour maintenir une pression négative au sein de l’espace de culture. De cette façon, l’air aura tendance à toujours sortir par l’extracteur et son filtre à charbon, neutralisant ainsi l’odeur de cannabis.

5. Arroser avec de l’eau et des nutriments de qualité

Dernier point, et non des moindres : l’arrosage, et l’ajout de nutriments. Plus votre eau sera pure, plus vous disposerez de marge pour y ajouter de l’engrais. L’idéal est d’installer un filtre à osmose, mais vous pouvez aussi utiliser de l’eau de pluie ou acheter de l’eau en bouteille (cette dernière option est toutefois peu pratique).

Si vous n’avez pas d’autre choix que d’utiliser de l’eau du robinet, renseignez-vous sur sa qualité : est-elle dure ou douce ? La dureté de l’eau correspond à sa teneur en calcaire (et en magnésium). Il existe sur le marché des engrais spécialement formulés pour l’un ou l’autre type d’eau.

C’est tout pour aujourd’hui, rendez-vous au prochain article ! Comme d’habitude, nous vous invitons à nous faire part de vos questions et commentaires, et à participer aux guides de culture Cactus Martorell Growshop.

Le bonjour de l’équipe Cactus ! À bientôt !

25 conseils indispensables pour cultiver du cannabis d’intérieur

Avec l’essor de l’autoproduction de cannabis, nous avons constaté que bon nombre de cultivateurs débutants peinent à obtenir des résultats satisfaisants. C’est pourquoi nous vous livrons ici quelques recommandations d’ordre général : elles devraient vous permettre d’obtenir une récolte de qualité et d’éviter les mauvaises surprises. Avant de commencer à cultiver à tout-va, prenez le temps de lire ces quelques lignes : cela vous évitera de commettre les erreurs de débutant les plus courantes et de gâcher vos précieux euros !

1. Informez-vous. Il existe quantité de livres, de blogs de culture, de forums de cultivateurs et autres outils spécialisés dans la culture de cannabis. Avant d’investir dans du matériel de culture, le mieux est d’apprendre des spécialistes.

2. Privilégiez la sécurité. Prenez la peine de sécuriser votre installation électrique en investissant dans du matériel de protection, notamment dans un tableau électrique pour l’éclairage. Sans un minimum de précautions, mélanger arrosage et électricité dans une même pièce peut s’avérer dangereux.

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Pour cultiver en toute sécurité, équipez votre installation d’un tableau électrique.

3. Faites preuve de discrétionCultiver en intérieur, même pour sa propre consommation, reste illégal. C’est pourquoi il est préférable d’éviter les odeurs, bruits et autres halos lumineux susceptibles d’éveiller les soupçons de vos voisins ou de personnes malintentionnées. La discrétion reste la meilleure arme contre le vol et les dénonciations.

4. N’ayez pas la langue trop pendue. Ne parlez de vos activités de cannabiculteur qu’aux amis de confiance. Dans tous les cas, inutile de faire étalage du nombre de lampes ou de plantes de votre installation. Moins il y aura de personnes au courant, moins vous aurez de problèmes avec la police ou de risques de vous faire voler.

5. Choisissez la variété qui vous correspond. C’est indispensable pour obtenir une bonne récolte. Une bonne variété est une variété produisant de la bonne herbe, tout en étant adaptée à votre niveau de connaissances en tant que cultivateur. Pour vous aider, consultez notre guide de sélection des variétés de cannabis.

6. Choisissez votre substrat de culture. Êtes-vous bien sûr(e) de vouloir vous essayer à l’hydroponie ? Avez-vous déjà testé la laine de roche ? Connaissez-vous la différence entre les substrats de coco et de terre ? Si votre réponse à ces questions est NON, nous vous conseillons de commencer par cultiver en terre, c’est ainsi que vous obtiendrez les meilleurs résultats.

7. Choisissez un bon engrais. Si vous manquez d’expérience, nous vous conseillons d’opter pour des engrais organiques : ils sont plus doux et le risque de surengraisser vos plantes (l’une des erreurs les plus courantes chez les cultivateurs débutants) est plus faible.

8. Investissez dans du bon matériel. Oubliez les lampes d’occasion, les ballasts prêtés, les vieux extracteurs et la terre recyclée… le matériel d’occasion est le plus souvent synonyme de problèmes. Le mieux est d’économiser un peu et d’investir dans du matériel neuf, vous vous éviterez de mauvaises surprises.

sécurité ballastL’achat d’un matériel de qualité permet d’optimiser le résultat de la récolte.

9. Arrosez avec de l’eau de qualité. Avant de commencer à planter, renseignez-vous sur la qualité de votre eau. Dans certaines régions, l’eau de ville est de qualité insuffisante pour permettre une bonne croissance du cannabis. Dans ce cas, nous vous conseillons d’acheter de l’eau en bouteille ou d’investir dans un appareil à osmose inverse (selon la taille de votre installation).

10. Ajustez le pH de votre solution d’arrosage. Surveiller le niveau d’acidité de votre mélange eau + nutriments est essentiel pour un bon développement de vos plantes de cannabis. Le plus souvent, l’ajout d’un abaisseur de pH est nécessaire pour maintenir le niveau de pH entre 5,8 et 6,3.

11. Mesurez l’électroconductivité de votre eau.La mesure de l’électroconductivité (EC) permet de contrôler la concentration en sels de votre eau : l’excès d’engrais se traduit par un ralentissement de la croissance, et le manque d’engrais par l’apparition de carences.

12. Arrosez à la juste quantité. Ni trop, ni trop peu : tant l’excès que le manque d’eau sont néfastes pour les plantes. Nous vous recommandons la lecture de notre article de blog consacré au sujet : Comment arroser vos plants de cannabis.

Conseils culture cannabis arrosage
Les plantes ont besoin d’eau en juste quantité.

13. Adaptez le nombre de lampes à la superficie de culture. N’espérez pas récolter plus en cultivant davantage de plantes avec une même lampe. Les plantes de cannabis ont besoin d’environ 600 W de lumière HPS par mètre carré pour fleurir correctement. Nous vous invitons à lire notre post de blog sur le sujet : Comment monter votre kit d’éclairage (à venir).

14. Mettez à profit tout l’espace disponible. La meilleure façon d’optimiser votre installation est de recouvrir de plantes l’intégralité de la surface disponible. L’idée est de créer une « mer de feuillage » ne laissant pas entrevoir le sol. Cela vous évitera de gâcher de l’électricité, ce qui n’est pas rien compte tenu de son prix !

15. Ventilez votre espace de culture. Les plantes ont besoin d’un apport continu d’air frais pour croître et fleurir. Lorsque l’air de l’espace de culture n’est pas suffisamment renouvelé, le volume de dioxyde de carbone disponible s’épuise et les plantes cessent de croître. N’hésitez pas à nous solliciter, nous vous aiderons à choisir l’extracteur qu’il vous faut en fonction de la taille de votre armoire.

16. Taillez vos plantes. La culture d’intérieur permet obtenir des têtes de bon calibre sur la partie supérieure de la plante, et de qualité moindre sur les branches inférieures. Bien tailler vos plantes permet d’optimiser le volume et la qualité de la récolte.

conseils culture cannabis tailler plantes
Bien tailler vos plantes permet d’optimiser le volume et la qualité de la récolte.

17. Méfiez-vous des nuisibles. La culture d’intérieur se pratique en milieu stérile, où les nuisibles s’attaquant au cannabis n’ont aucun ennemi naturel. Pour éviter toute attaque indésirable, surveillez attentivement vos plantes et n’attendez pas pour agir si vous détectez des symptômes.

18. Contrôlez la hauteur de vos plantes. Tenez compte de la hauteur maximum à laquelle vous pouvez régler vos lampes, et de la distance minimum à respecter entre l’ampoule et l’apex de vos plantes. Si vous laissez trop croître vos pieds, vous risquez d’être embêté au moment du stretch – en début de floraison. Pour ne pas risquer de brûler le haut de vos plantes, le mieux est d’en contrôler la hauteur dès la phase de croissance.

19. Contrôlez l’humidité. L’humidité relative est cruciale pour obtenir une bonne floraison. L’excès d’humidité favorise l’apparition de champignons, et le manque d’humidité entrave le développement des plantes. Nous vous conseillons de maintenir une humidité d’environ 50 % durant toute la phase de floraison.

20. Contrôlez la température. Comme l’humidité, la température est un facteur déterminant pour une récolte réussie. L’air conditionné et la ventilation sont deux moyens de l’ajuster. Pour la plupart des variétés, la température optimale est d’environ 25 ºC, que ce soit en croissance ou en floraison.

conseil culture température
Pour la plupart des variétés, la température idéale se situe aux alentours de 25 ºC.

21. Soyez propre et ordonné. Un espace de culture doit être impeccable : pas de poussière, de feuilles mortes ou de restes de substrat au sol. Plus votre espace sera propre, moins vous aurez de problèmes de nuisibles.

22Rincez les racines de vos plantes. Vos plantes ont besoin d’éliminer les éventuels excès de sels accumulés dans le substrat, surtout si vous avez opté pour des engrais minéraux. Il existe de nombreux produits de rinçage dans le commerce, qui entraînent un jaunissement de la plante : c’est le premier signe de racines bien rincées.

23. Coupez au bon moment. Le moment de la coupe ne peut être laissé au hasard. Le laps de temps pendant lequel la récolte peut se faire est très bref : avant, votre herbe sera peu psychoactive ; après, elle perdra de ses propriétés organoleptiques.

conseil culture séchage
La phase de séchage est presque aussi importante que celle de culture.

24. Séchez bien vos plantes. La phase de séchage est aussi importante que la phase de culture. Nous vous conseillons de lire notre article de blog consacré au sujet : Comment faire sécher votre cannabis. La phase d’affinage est tout aussi cruciale : il faut au moins un mois de curing à l’herbe pour révéler sa vraie nature.

25. Profitez !! N’oubliez pas que l’autoproduction est un hobby. Plus vous y mettrez d’énergie positive, plus le résultat sera satisfaisant. Inutile d’y passer vos journées. Consacrez-y le temps nécessaire, et laissez faire la nature !

C’est tout pour aujourd’hui, rendez-vous au prochain article ! Nous vous y livrerons nos conseils pour une culture d’extérieur réussie. Comme d’habitude, nous vous invitons à nous faire part de vos questions et commentaires. Le bonjour de l’équipe Cactus !

Nos conseils pour cultiver le cannabis en intérieur

  • Cultiver le cannabis en intérieur :

Le cannabis se cultive en intérieur depuis les années 80. Les techniques et l’industrie ont beaucoup évolué, et donné lieu à toute une variété de marques, de produits et de familles permettant de mettre à profit cette expertise lorsque l’on monte sa propre installation.

Conseils pour planter de a marijuana en interieur
Culture de cannabis en intérieur

Les méthodes de culture sont nombreuses, mais toutes visent le même objectif : obtenir du cannabis sinsemilla de qualité supérieure. Les têtes remplies de résine sont les fleurs de nos plants de cannabis femelles. Comme en extérieur, il faut se défaire des plants mâles pour éviter qu’ils ne pollinisent nos fleurs femelles. Obtenir ces fruits  sinsemilla est le but de tout cultivateur d’intérieur.

Plants de cannabis en croissance
Plants de cannabis en croissance

Il existe différentes manières de cultiver en intérieur. La méthode classique consiste à aménager une pièce en espace de culture. La culture en armoire est une autre méthode, flexible et plus pratique. Très simples à assembler et à utiliser, ces armoires sont particulièrement utiles en appartement ou autre espace réduit. Elles peuvent également servir à compartimenter les différents espaces requis (croissance, floraison, pieds mères, etc.).

En intérieur, l’objectif est de produire le plus de têtes possible. L’électricité étant de plus en plus chère, mieux vaut en effet ne pas perdre le moindre gramme. La tendance est à cultiver de petites plantes dont la croissance n’excède pas un mois, de manière à pouvoir récolter quatre fois par an. Les mois d’été sont les plus critiques du fait de la hausse des températures.

Les têtes d’intérieur sont habituellement plus puissantes et plus compactes qu’en extérieur, grâce au contrôle parfait que l’on peut exercer sur l’ensemble des facteurs climatiques intervenant dans la floraison du cannabis. En extérieur, il n’est pas rare que la météo nous joue des tours, et vienne compliquer des récoltes semi-terminées. En protégeant nos plantes contre les intempéries, la culture d’intérieur permet d’obtenir des goûts et des arômes mieux définis.

L’idée est tout simplement de reproduire des conditions optimales pour nos plantes de cannabis, en leur apportant de la lumière et de l’air de manière artificielle. Il existe différents types de lampes permettant de recréer la lumière du soleil : à vapeur de sodium, fluorescentes, à induction ou encore les nouvelles LED (ces dernières continuent d’évoluer). Besoin d’aide ? Consultez notre article Comment monter votre kit d’éclairage pour culture de cannabis.

Nos plantes ont essentiellement besoin de deux spectres de lumière. Lors de la phase de croissance, le spectre de lumière doit être blanc/bleu, avec un cycle de 18 heures de lumière et 6 heures d’obscurité.

Pour déclencher la floraison, il faut raccourcir la photopériode et passer à un cycle 12 h de lumière/12 h d’obscurité. Le changement de photopériode doit être brusque pour que les plantes détectent le changement de phase. Nous utilisons des lampes de type Sylvania Grolux, dont le spectre va de l’orange au rouge.

La sécurité de votre installation est essentielle, compte tenu de l’intensité du matériel électrique utilisé. Elle doit être équipée d’un système de protection (un disjoncteur magnéto-thermique, par exemple) et les câbles électriques doivent être bien dimensionnés de sorte à éviter d’éventuelles fuites pouvant occasionner un incendie.

Bourgeons Intérieur
Plants de cannabis en floraison

Il existe différents types de substrat pour culture d’intérieur. Chez Cactus Martorell, nous sommes partisans de la culture bio, avec substrat à base d’humus de lombric et engrais organiques. C’est la garantie d’un résultat optimal, avec des têtes savoureuses et parfumées évoquant les tomates que cultivaient nos grands-parents. Le substrat de coco est lui aussi très indiqué – 100 % inerte, il s’utilise avec des engrais minéraux pour obtenir des têtes à l’aspect imposant. À l’instar des tomates de supermarché, ces têtes conviennent davantage aux cultivateurs commerciaux.

Dans les pays où la culture de cannabis est punie par la loi, on privilégie souvent les systèmes produisant moins de résidus d’une récolte à l’autre. Les déchets sont toujours un problème. Les systèmes hydroponiques et aéroponiques fonctionnent sans terreau, avec de l’eau pour tout substrat. Les nutriments circulent par l’eau, et les racines flottent ou sont suspendues dans un contenant. La puissance des têtes est la même, mais leur saveur et leur arôme sont nettement plus insipides. Très compactes et volumineuses, elles sont intéressantes d’un point de vue commercial.

En culture d’intérieur, les facteurs les plus importants sont la température et l’humidité. Si l’on échoue à contrôler l’un ou l’autre de ces facteurs, les conditions cessent d’être optimales et l’apparition de maladies ou de nuisibles est favorisée.

Durant la phase de croissance, l’humidité doit être élevée et la température comprise entre 18 et 22 °C. Pour la floraison en revanche, l’humidité doit être aussi faible que possible, et la température maintenue entre 22 et 26 °C.

Un autre facteur essentiel est le renouvellement de l’air. De nombreux cultivateurs pensent que l’extraction de l’air est un facteur relatif, alors qu’il s’agit peut-être du plus important.

Durant la phase de floraison, il convient de renouveler l’air au maximum afin d’optimiser le rendement. En phase de croissance, l’air peut être renouvelé par cycles de quatre heures afin de laisser l’humidité grimper un peu.

Votre installation doit impérativement être dotée de ventilateurs de sorte à renouveler l’air et éviter sa stratification. Pour les cultivateurs audacieux travaillant sous hautes températures, il existe des systèmes dopant la quantité de CO2 dans l’air et qui permettent des rendements exceptionnels. Soulignons toutefois qu’avec ce type d’installations, les têtes obtenues ne sont généralement pas de grande qualité.

Plante de cannabis femelle
Tête de cannabis femelle

Pour les cultures lancées à partir de graines, nous recommandons de cultiver entre 9 et 16 plantes par lampe en fonction de la variété et des caractéristiques annoncées par la banque dont elles proviennent.

Il faut prévoir entre 4 et 6 semaines de croissance avant le passage en floraison.

Pour les cultures lancées à partir de boutures, il faut compter entre 16 et 25 plantes par lampe, et 2 semaines de croissance avant de passer à la floraison. Chez les systèmes utilisant des engrais minéraux, les plantes poussent plus vite et les délais sont plus courts que pour les cultures organiques.

Dans les deux cas, l’utilisation d’un engrais racinaire favorisera un système racinaire capable de supporter une belle plante. Une insuffisance racinaire est le symptôme d’une mauvaise culture. Le recours à des engrais de croissance n’est pas systématique, et doit se faire en tenant compte du substrat de culture et des besoins de la plante. Les plantes de cannabis n’acceptent pas toutes de forts niveaux d’azote. Soyez très prudents !

En culture d’intérieur, il est rare d’avoir affaire à des variétés primitives (landraces) car ce sont des plantes peu adaptées à une telle luminosité et dont le rendement est généralement faible. La plupart des banques de graines proposent des hybrides commerciaux offrant la garantie d’une belle récolte. Les hybrides sont des plantes de cannabis adaptées à la culture d’intérieur, et croisées de manière à obtenir des têtes plus puissantes.

Avant de nous pencher plus avant sur le fonctionnement de la période de floraison, revenons sur la différence entre engrais minéraux et engrais organiques.

Avec les engrais minéraux, le transport des nutriments se fait à travers l’eau : ils sont immédiatement disponibles pour la plante, qui n’a pas besoin d’un bon substrat pour assimiler l’azote, le calcium, etc. Les engrais organiques, quant à eux, sont issus du monde vivant. Leurs nutriments sont liés à une molécule de carbone, si bien qu’un bon substrat est indispensable : en s’alimentant de ce carbone, les champignons du sol libèrent les nutriments que la plante peut alors assimiler. Lorsque l’on choisit un engrais, il faut tenir compte de la qualité du substrat et de la durée de son séjour en pot.

Lorsqu’elle passe en floraison, l’avenir de la plante est déjà tracé. Sans une bonne croissance, une plante ne saurait être productive. À l’inverse, gâcher une bonne croissance demande de commettre une erreur colossale lors de la floraison. Pour s’assurer une bonne récolte, il suffit de limiter l’humidité et d’arroser sans excès. Durant la phase de floraison, il est bon d’administrer à vos plantes un engrais doublé d’un stimulant de floraison pour doper la production de résine et obtenir des têtes plus compactes. Il existe différentes sortes de stimulants de floraison, du traditionnel PK 13/14 à utiliser avec un engrais minéral aux stimulants organiques de type TopmaxBloombastic ou Green Sensation.

Durant les trois premières semaines de floraison, les plantes passent par un stade de croissance pré-florale lors duquel elles s’étirent en hauteur. Certaines peuvent alors réclamer davantage d’engrais de croissance. Il est important que le feuillage reste vert. Dès le 22e jour de floraison, la formation des têtes commence, justifiant l’application d’un engrais de floraison apportant à vos plantes un supplément de phosphore et de potassium. Les deux dernières semaines sont cruciales pour la maturation de la récolte et pour éviter les refloraisons. C’est le moment d’augmenter la distance entre les plantes et les lampes pour simuler l’arrivée du mois d’octobre – le dernier mois de floraison en extérieur. N’oubliez pas que la culture d’intérieur consiste à recréer les conditions observées dans la nature. Il est conseillé de réduire les quantités d’eau et d’engrais pour protéger les arômes et saveurs de la plante, qui se met à jaunir. Récolter une plante trop verte n’a rien de bon pour la qualité du produit final.

L’eau, et plus précisément son pH, est un autre facteur important à contrôler. Le pH de l’eau influe sur la capacité de la plante à assimiler tel ou tel nutriment de base et divers micronutriments. En phase de croissance, l’idéal est un pH de 6/6,5. Avec le passage en floraison, il est conseillé de réduire un peu le pH (entre 5,8 et 6,0) pour favoriser l’absorption de phosphore et de potassium. L’EC (électro-conductivité) est un facteur clé dans les systèmes hydroponiques et les cultures en coco.
Le testeur d’EC est un bon outil pour contrôler l’alimentation de vos plantes dans sa globalité. Il existe de nombreux instruments de mesure du pH et de l’EC, susceptibles de vous aider à mieux comprendre la manière dont s’alimentent vos plants de cannabis.

Culture intérieure de marijuana

La manucure et la récolte sont deux autres processus lors desquels vos têtes peuvent perdre en qualité. Les fleurs doivent être mises à sécher dans une pièce bien aérée et peu humide, sans que les conditions extérieures viennent altérer ces constantes.

Différents types de protection anti-odeurs existent sur le marché : le traditionnel filtre à charbon actif, les générateurs d’ozone et les produits de type Ona ou Neutralizer qui émettent des odeurs pour camoufler celle des têtes, aussi bien lors de la culture que du séchage.

Pour garantir la discrétion et le secret de vos cultures d’intérieur, il est indispensable de les équiper de systèmes anti-odeurs. Il n’est jamais bon de se faire remarquer : bien souvent, les prédateurs à deux pattes sont les plus dangereux.