10 façons de consommer du cannabis pour prendre soin de sa santé

Grâce à ses propriétés uniques, le cannabis peut avoir un effet bénéfique sur la santé de certaines personnes, et en aider d’autres à tenir leurs résolutions du Nouvel An. Si le cannabis n’a pour vous qu’un usage récréatif, sachez que sa consommation s’accompagne de propriétés bénéfiques et protectrices face à certaines maladies telles que le cancer ou l’Alzheimer, comme l’ont prouvé de récentes études scientifiques.

Suivez ces quelques conseils pour profiter des effets salutaires du cannabis, et jouir d’un quotidien plus productif et plus tonique !

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  1. Fumer du cannabis peut aider à perdre du poids

Bien que ça puisse sembler contradictoire, le cannabis ayant la réputation d’ouvrir l’appétit, en consommer peut vous aider à garder la ligne. Une étude publiée dans la revue scientifique American Journal of Medicine confirme que les consommateurs de cannabis ont une taille plus fine que les non-consommateurs (de 3,8 cm en moyenne). Ils affichent en outre des niveaux de HDL (le bon cholestérol) plus élevés, ce qui réduit leurs chances de souffrir de maladies coronariennes ou de diabète de type II.

  1. La cuisine cannabique rend les aliments plus appétissants

Sachant que le cannabis avive les perceptions sensorielles, être stone peut aider à savourer le goût naturel des aliments. La consommation modérée de cannabis est un bon outil pour les personnes souhaitant s’alimenter de manière plus consciente. Prenez votre temps, détendez-vous, et profitez de l’effet du cannabis pour jouir pleinement de la saveur, de l’odeur et de la texture de vos plats. Que vous fumiez ou vaporisiez votre herbe, quelques bouffées suffiront à faire de vos repas les plus simples de véritables explosions de saveurs.

  1. Le cannabis rend l’exercice physique plus divertissant

De nombreux athlètes vous le diront : fumer avant l’effort a pour avantage de rendre l’entraînement plus exaltant et de faire passer le temps plus vite. Quelques clics suffisent à retomber sur cette vieille photo d’Arnold Schwarzenegger en train de soulever des poids, le joint au coin des lèvres : la consommation de cannabis ne semble pas nuire à ses capacités sportives, pas plus qu’à celles de Michael Phelps, Shaun White ou Nick Díaz pour n’en citer que quelques-uns. Avec le cannabis, il ne tient qu’à vous de faire de vos sessions de sport un moment de plaisir !

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  1. Utilisez l’herbe comme récompense

Si notre point n°3 ne vous a pas convaincu, essayez plutôt d’utiliser le cannabis comme récompense pour chaque défi fitness relevé. Préparez une séance d’entraînement avec des objectifs chiffrés, suivez un cours de cardio ou fixez-vous une distance à courir… quel que soit le défi, ne fumez pas avant de l’avoir atteint. Rien de tel pour se motiver à s’activer !

  1. Soulagez vos douleurs musculaires avec de la pommade au cannabis

Une fois que vous aurez relevé les défis sportifs de votre choix tel que suggéré au point nº4, soulagez votre corps endolori à l’aide d’une pommade au cannabis. Il en existe de toutes sortes (huile, crème, lotion, etc.), permettant d’effacer les courbatures grâce aux propriétés bénéfiques du cannabis : il a été scientifiquement prouvé que le THC et le CBD sont assimilables par la peau. De quoi faire mentir le dicton « no pain, no gain » !simple-smile

  1. Buvez du jus de cannabis comme complément diététique

Le jus de cannabis brut est l’une des dernières tendances en matière de bien-être. Il permet de profiter des bienfaits du cannabis sans son effet psychotrope : en effet, la plante brute ne contient pas de THC, uniquement du THC-A (sa forme acide). De plus, le jus de cannabis est extrêmement riche en antioxydants, ainsi qu’en chlorophylle et autres terpènes aromatiques qui ont également des propriétés thérapeutiques.

Mais la consommation brute de Cannabis sativa ne convient pas à tout le monde. Elle est notamment déconseillée aux patients souffrant de problèmes rénaux, de la vésicule biliaire ou d’hypercalciurie ou prenant des anticoagulants. En cas de doute, consultez votre médecin.

  1. Le cannabis peut substituer l’alcool et certains médicaments

L’alcool est un vrai fléau de société. L’année dernière aux États-Unis, les centres de prévention et de contrôle ont dénombré plus de 30 700 décès liés à l’alcool, sans compter les accidents de la route et les homicides survenus sous son emprise. Le cannabis est une bonne alternative pour les alcooliques souhaitant combattre leur addiction.

Une étude publiée en 2010 dans le Harm Reduction Journal a révélé que le cannabis n’interférait pas avec les programmes de sevrage et pouvait même aider. Une autre étude de 2009, intitulée Cannabis as a substitute for alcohol and other drugs [Le cannabis comme substitut à l’alcool et autres drogues], s’est penchée sur un collectif de patients de San Francisco : il a été conclu que le cannabis aide les patients à abandonner définitivement l’alcool sans souffrir du syndrome de sevrage.

consommer cannabis

  1. Vaporiser pour moins fumer

Malgré tous les bienfaits du cannabis, le fait de fumer est source d’inquiétude pour de nombreux consommateurs. S’il n’existe pas de lien de causalité avéré entre consommation de cannabis sous forme de joint et cancer du poumon, elle peut entraîner d’autres affections de type bronchite, irritations de la gorge, etc. En permettant de consommer du cannabis sans combustion, la vaporisation est une alternative plus saine. Il existe des vaporisateurs de toutes sortes, qu’ils soient de table pour la maison ou portatifs pour vous accompagner dans vos déplacements.

  1. Remplacez le BHO par des extractions sans solvants

Le dabbing est à la mode. Pourtant, d’après The Werc Shop (l’un des principaux laboratoires d’analyse de cannabis au monde) 25 % des échantillons de BHO analysés contiennent des contaminants. Avez-vous entendu parler de la pureté des extractions ? L’une des meilleures façons d’éviter les résidus est certainement de passer au hasch Ice-o-lator, Rosin Tech ou Polen. Cela n’éliminera pas les pesticides que la plante est susceptible de contenir, mais permet au moins d’éviter les solvants de type butane.

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  1. Cuisinez et mangez sainement

La plupart des en-cas et apéritifs disponibles sur le marché sont riches en sucre et graisses saturées : il ne tient qu’à vous d’élaborer les vôtres ! Le goût herbacé du cannabis peut contribuer à rendre vos recettes plus savoureuses.

Vous pouvez utiliser du beurre de haschich ou, mieux encore, de l’huile de cannabis pour élaborer vos plats et desserts. Cette huile peut également servir à faire des vinaigrettes pour assaisonner vos salades, légumes et recettes de poisson.

C’est tout pour aujourd’hui ! À très vite pour de nouveaux conseils… en attendant, nous vous laissons profiter des bienfaits de votre plante préférée !

Usages thérapeutiques du cannabis

Le THC est le principe actif le plus présent dans le cannabis. Outre son puissant effet psychotrope, il possède des qualités médicinales intéressantes. Bon nombre des propriétés thérapeutiques du cannabis sont attribuables à ce cannabinoïde – ainsi qu’à quelques autres, notamment le CBN et le CBD, dont nous vous parlerons plus en détail dans de prochains articles.

Avant de poursuivre, rappelons que le cannabis ne soigne aucune maladie et ne sert qu’à soulager les symptômes de nombreuses pathologies – malgré les récits de guérison miraculeuse qu’il est possible de lire ici et là. Il est important de le souligner, la santé étant un sujet exigeant le plus grand des sérieux.

cannabis médicinal

Que sont les cannabinoïdes ?

Les cannabinoïdes, notamment le THC ou delta-9-tétrahydrocannabinol, sont les substances considérées comme responsables des propriétés psychoactives du cannabis récréatif et thérapeutique. Si nous sommes sensibles à leurs effets, c’est grâce à une série de récepteurs dont est doté notre corps : les récepteurs cannabinoïdes CB1 et CB2.

Le système formé par ces récepteurs et les cannabinoïdes qui les activent est appelé système endocannabinoïde. Ils fonctionnent entre eux à la manière d’une serrure avec la clé qui lui correspond. L’activation des uns par les autres induit des changements au niveau des cellules qui modifient les processus physiologiques du corps. Lorsque ces cannabinoïdes proviennent de l’extérieur (à l’instar du THC avec le cannabis), le métabolisme du consommateur expérimente également une série d’effets.

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Le système cannabinoïde endogène est un système de communication et de régulation cellulaire dont on a connaissance que depuis peu, et dont les divers éléments font l’objet d’une découverte progressive. Concernant sa fonction, on peut dire qu’il assure un rôle de modulateur dans différents processus physiologiques : essentiellement au niveau du cerveau, mais également au niveau du système immunitaire et cardiovasculaire et, quoique de façon moins claire, du métabolisme énergétique et du système endocrinien.

Détecter les cannabinoïdes est une opération complexe. Pour l’heure, la méthode la plus utilisée par les chercheurs et les banques de graines est la chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse. À un niveau plus amateur, il est possible d’analyser ses échantillons de cannabis thérapeutique à l’aide d’un kit appelé « Cannalyse », composé d’une série de réactifs permettant une estimation qualitative de l’herbe ou du haschich testé, et une estimation quantitative de sa teneur en THC (les autres cannabinoïdes ne sont pas détectés).

Qu’est-ce que le THC, et comment nous affecte-t-il ?

De son nom complet delta-9-tétrahydrocannabinol, le THC est la molécule chimique responsable de bon nombre des effets analgésiques et psychotropes du cannabis thérapeutique. C’est l’un des principes actifs, existant sous la forme de deux isomères psychomimétiques, de la plante Cannabis sativa.

Cette drogue influe sur la mémoire, les connaissances et la sensibilité, altère la coordination motrice et stimule l’appétit. D’une manière générale, les consommateurs habituels de cannabis lui attribuent les effets suivants :

– Elle aiguise la sensibilité cutanée, du fait de son action sur les récepteurs sensoriels de la douleur ;

– Elle aiguise certains sens dont la vue, l’ouïe et la sensibilité aux couleurs ;

– Elle stimule la libido, tant chez les hommes que chez les femmes ;

– Elle altère la mémoire et la cognition ;

– Elle a un effet euphorisant et sédatif (analgésique).

cannabis thc

En tout état de cause, le ressenti personnel est une chose, et la science médicale en est une autre. Les preuves scientifiques associées à un usage donné ne reflètent pas nécessairement le potentiel thérapeutique du cannabis vis-à-vis d’une maladie.

Suite aux résultats concluants obtenus dans le cadre d’expériences anecdotiques impliquant des patients ayant recours à la plante de cannabis, des études cliniques ont été réalisées avec des cannabinoïdes isolés et des préparations de cette plante. L’effet antiémétique du THC, ses propriétés relaxantes et analgésiques, ainsi que sa capacité à stimuler l’appétit et à atténuer les symptômes du syndrome de La Tourette ont été découverts de cette façon.

Usages thérapeutiques du cannabis

Les informations exposées ci-après sont issues de diverses études et recherches médicales effectuées par des organismes de prestige international. Notre intention n’est en aucun cas d’inciter à la consommation de cannabis. Nous vous incitons d’ailleurs à consulter votre médecin avant de prendre une quelconque décision.

Il convient de rappeler que les effets bénéfiques du cannabis thérapeutique, lorsqu’il est consommé avec du tabac, peuvent être compromis par les effets nocifs du tabagisme. Pour un usage thérapeutique, il est conseillé d’utiliser un vaporisateur de manière à préserver les poumons du consommateur. Ceci étant dit, penchons-nous à présent sur les effets thérapeutiques du cannabis :

Nausées et vomissements. La consommation de cannabis pour contrer les effets secondaires associés à la chimiothérapie est l’un de ses usages thérapeutiques les plus documentés, avec une quarantaine d’études (avec THC, nabilone et autres analogues du THC) dont la plupart ont été menées dans les années 80. Des travaux récents ont démontré qu’à faible dose, le THC renforce l’efficacité des antiémétiques lorsqu’ils sont administrés ensemble.

Des études cliniques ont également prouvé l’efficacité des cannabinoïdes contre les nausées et vomissements induits par la radiothérapie. Les cannabinoïdes sont très utilisés en médecine traditionnelle, et sont souvent prescrits pour les nausées liées à la grossesse et certaines maladies comme le sida ou l’hépatite.

cannabis thérapeutique

Anorexie et cachexie. Il a été observé que la prise fractionnée d’une dose quotidienne de 5 mg de THC stimulait l’appétit. Dans certains cas, cette dose quotidienne peut être portée à 20 mg.

Dans le cadre d’une étude à long terme sur 94 patients malades du sida, la capacité du THC à stimuler l’appétit s’est prolongée sur plusieurs mois, confirmant ainsi les bénéfices obtenus lors d’une étude courte (6 semaines). Il en est ressorti que le THC doublait l’appétit sur une échelle analogique visuelle vis-à-vis des placebos, et que les patients tendaient à stabiliser leur poids à partir du 7e mois. Des résultats satisfaisants ont également été obtenus sur le terrain de la prise de poids dans le cadre d’une étude impliquant 15 malades d’Alzheimer refusant de s’alimenter.

Spasticité. De nombreux essais cliniques portant sur le THC, le nabilone et le cannabis ont conclu à un effet bénéfique de ces derniers sur la spasticité causée par la sclérose en plaques ou les traumatismes médullaires. Ils permettaient également d’atténuer la douleur et les tremblements. Il existe en outre des témoignages anecdotiques d’une certaine efficacité du cannabis thérapeutique contre la spasticité induite par des lésions cérébrales.

Syndrome de La Tourette. Il existe un certain nombre de rapports traitant de l’action bénéfique du cannabis dans le traitement du syndrome de La Tourette, mais l’étude de son potentiel thérapeutique pour cette pathologie n’en est qu’à ses débuts. Alors que la plupart des patients n’observent qu’une infime amélioration, certains obtiennent d’excellents résultats voire le contrôle total des symptômes.

usages thérapeutique thcDouleur. Des études cliniques ont démontré les propriétés analgésiques des cannabinoïdes. Ils sont notamment indiqués pour atténuer les douleurs neurologiques associées à la sclérose en plaques et autres douleurs : lésions du plexus brachial, infection par le VIH, polyarthrite rhumatoïde, cancer, migraines, dysménorrhée, inflammation chronique de l’intestin, névralgies, etc.

Glaucome. En 1971, lors d’une étude méthodologique traitant des effets de la consommation de cannabis sur la santé, il a été observé que le cannabis réduisait la tension oculaire. Dans les années qui ont suivi, d’autres études se sont penchées sur les effets du cannabis et autres cannabinoïdes naturels et synthétiques sur l’organisme humain et sur les patients atteints de glaucome.

Il en est ressorti que le cannabis faisait baisser la tension oculaire de 25 à 30 %, voire 50 % dans quelques cas. Certains cannabinoïdes non psychoactifs et, dans une moindre mesure, certains composants non cannabinoïdes de la plante de chanvre permettent également de faire baisser la tension oculaire.

Épilepsie. L’usage thérapeutique du cannabis dans le traitement de l’épilepsie est bien connu. Des expériences menées sur des animaux ont prouvé l’effet antiépileptique de certains cannabinoïdes. Il a également été prouvé que les propriétés anticonvulsives de la phénytoïne et du diazépam étaient renforcées par le THC. Dans quelques rares cas ayant fait l’objet d’un suivi au XXe siècle, la consommation de cannabis a permis à des épileptiques d’atteindre un contrôle parfait des symptômes. Occasionnellement, le cannabis peut également précipiter les convulsions.

Asthme. Les expériences menées sur les effets antiasthmatiques du THC ou du cannabis datent essentiellement des années 70 et sont toutes des études rigoureuses. Les effets d’un joint (2 % de THC) ou d’une prise orale de THC (15 mg) correspondent à peu de choses près à ceux obtenus avec un bronchodilatateur classique (salbutamol, isoprénaline).

Syndrome de sevrage. Certains cas recensés dans le passé et des études plus récentes tendent à prouver que le cannabis est un bon remède contre le syndrome de sevrage causé par la dépendance aux benzodiazépines, aux opiacés et à l’alcool. C’est pourquoi il est parfois fait référence au cannabis comme à une « porte de sortie » pour arrêter les drogues. Dans ce contexte et d’après les bénéfices observés, le cannabis peut être utile tant pour réduire les symptômes physiques que pour atténuer le stress accompagnant l’arrêt des drogues d’abus.

Symptômes psychiatriques. Dans le cadre d’études sur le THC, une amélioration de l’humeur a été observée chez certains patients souffrant de dépression réactionnelle, et il a été conclu à un effet positif de cette molécule sur d’autres symptômes et maladies psychiques : troubles du sommeil, anxiété, trouble bipolaire et schizophrénie notamment. De bons résultats ont également été obtenus sur certains cas de troubles compulsifs sévères que les traitements conventionnels n’avaient pas permis de soigner. Les cannabinoïdes peuvent contribuer à atténuer les symptômes du syndrome de stress post-traumatique.

L’utilisation du cannabis dans le traitement de syndromes psychiatriques fait débat : certains y voient un outil intéressant, d’autres soulignent qu’elle peut également aggraver le problème. Les produits du cannabis peuvent très vraisemblablement s’avérer bénéfiques ou dangereux selon les cas.

Maladies auto-immunes et inflammatoires, allergies. Dans le cadre d’un certain nombre de syndromes douloureux secondaires, comme la colite ulcéreuse ou l’arthrite, les dérivés du cannabis ont un effet antiinflammatoire prouvé, en plus de leur action analgésique. Ainsi, le cannabis thérapeutique permet à certains patients de réduire leur consommation de stéroïdes et autres antiinflammatoires non stéroïdiens.

Des cas d’amélioration ont également été signalés chez des patients souffrant d’allergies diverses ayant choisi de s’automédicamenter avec du cannabis thérapeutique. Le mécanisme grâce auquel les produits du cannabis agissent favorablement sur certaines maladies auto-immunes reste méconnu.

L’étude des usages thérapeutiques du cannabis n’en est qu’à ses débuts. Ses propriétés médicinales découlent de l’interaction des cannabinoïdes qu’il contient (le THC mais pas seulement, loin de là) avec notre système cannabinoïde endogène, ce qui ouvre tout un éventail de possibilités. Nous vous incitons à nous faire part de vos témoignages et à partager votre expérience en la matière avec les autres membres de la communauté Cactus Martorell.

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Pourquoi le CBD est-il médicinal ?

Dans ce nouvel article de blog dédié au cannabis thérapeutique, nous allons nous pencher sur les propriétés d’un cannabinoïde très en vogue en ce moment : le CBD, ou cannabidiol. Le CBD est le deuxième cannabinoïde le plus présent dans le cannabis. On dit d’une variété de cannabis qu’elle est thérapeutique lorsqu’elle contient plus de 4 % de CBD.

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L’histoire du CBD remonte à la Spannabis 2009, lorsque l’analyse d’un échantillon de la variété Cannatonic effectuée par la Fundación Canna révéla la présence d’importantes quantités de cette molécule. Dès le départ, Jaime de Resin Seeds et Shantibaba s’étonnèrent de la sensation de bien-être procurée par cette  variété de cannabis thérapeutique.

Les connaissances en la matière étaient limitées à l’époque, mais des études scientifiques récentes ont prouvé que le CBD avait de multiples propriétés thérapeutiques, en plus de celles restant très certainement à découvrir.

La principale caractéristique du cannabidiol est qu’il agit comme un antagoniste du THC, dont il contrebalance l’effet psychotrope. La présence de CBD fait de la consommation de cannabis une expérience plus douce et facile à gérer, surtout pour les personnes n’ayant pas l’habitude de fumer du cannabis à forte teneur en THC.  Cet effet antagoniste évite les sensations d’anxiété et de tachycardie que les variétés très puissantes provoquent chez beaucoup.

Huile de CBD Sensi Seeds
Huile de CBD Sensi Seeds

Grâce au travail de divers breeders et dispensaires américains, des extraits de résine exclusivement composés de CBD ont pu être obtenus.  Ces concentrés de CBD médicinal n’ont pas d’effet psychotrope, et s’utilisent le plus souvent en combinaison avec de puissantes extractions de résine pour moduler l’effet du THC qu’elles contiennent.

Cette faible psychoactivité en fait une excellente option de traitement pour les patients souffrant de douleurs chroniques, d’anxiété, d’inflammations articulaires ou de spasmes. De nombreuses études cliniques ont mis en évidence les bienfaits du CBD dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde, du diabète, de l’alcoolisme, de l’épilepsie, des infections résistant aux antibiotiques et des troubles neurologiques.

Et ce n’est pas tout : des études ont également prouvé que le CBD avait une forte activité antitumorale. Ainsi, dans un avenir proche, on peut imaginer que la consommation de cannabidiol sera prescrite à titre complémentaire dans le traitement de différents types de cancers.

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Les banques de graines œuvrent actuellement au développement de variétés à haute teneur en CBD pour permettre aux cultivateurs de s’automédicamenter sans avoir à acheter de coûteux produits comme le Sativex, un extrait composé de THC et de CBD à parts égales.

Cactus Martorell Grow Shop a répertorié pour vous quelques variétés de cannabis à haute teneur en CBD :

  • CBD Therapy. Avec son ratio THC:CBD de 1:20, cette variété convient aux personnes n’ayant pas l’habitude du cannabis, mais désireuses d’en consommer à titre thérapeutique. Le collectif CBD Crew est le seul à avoir obtenu une telle efficacité thérapeutique.
  • TNT Kush CBD. Développée par EVA Seeds en croisant un clone élite Kush avec une souche riche en CBD. Conseillée aux consommateurs de cannabis en quête d’une variété à l’effet léger, compatible avec une activité professionnelle et autres occupations du quotidien.
  • CBD Skunk Haze. Développée à partir d’un clone élite ayant remporté la High Times Cannabis Cup, cette variété de cannabis affiche un ratio THC:CBD de 1:1.
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Spray au cannabidiol myCBD

Que ceux qui préfèrent ne pas fumer – ou vaporiser – se rassurent, il existe d’autres façons de profiter des bienfaits du CBD médicinal. Dans la section Parapharmacie CBD de notre site, nous vous proposons divers produits thérapeutiques à haute teneur en cannabidiol :

  • Huile de CBD Sensi Seeds. Élaborée à partir de chanvre écologique, cette huile de CBD contient du cannabidiol et différents terpènes, ainsi que des vitamines et autres composés végétaux bénéfiques.
  • Spray Oil My CBD. Pratique, ce spray buccal permet de consommer du CBD où que vous alliez. Il contient moins de 0,02 % de THC, et n’a donc aucun effet psychotrope. Certains consommateurs de cannabis l’utilisent comme « antidote » pour atténuer les effets du THC.
  • Huile de CBD Endoca. Cette huile de chanvre a été soumise à un processus de décarboxylation par chaleur : vous avez donc la garantie que le cannabidiol qu’elle contient est disponible sous forme active, et non acide.

Nous sommes convaincus que la consommation de cannabidiol est destinée à se démocratiser, et prévoyons donc d’élargir notre offre en produits à base de CBD dans les prochains mois. Restez attentifs !

Comme d’habitude, n’hésitez pas à participer à notre guide de culture avec vos questions et commentaires.

Le bonjour de toute l’équipe Cactus Martorell !

Comment préparer une infusion de cannabis en 10 étapes

Vous êtes nombreux à vous demander s’il est possible de préparer du thé à partir de cannabis pur, tout en conservant les mêmes effets. Certaines personnes ont effectivement des difficultés à inhaler la fumée ou la vapeur des joints de cannabis, et désirent profiter malgré tout des effets bénéfiques du THC.

Comment préparer une infusion de cannabis ?

Préparer un thé de cannabis peut paraître très simple, mais il est important de bien réaliser que certaines caractéristiques du cannabis varient énormément selon qu’on le boit ou qu’on le fume. Il faut savoir que ce n’est pas la même chose de fumer, manger ou boire du cannabis. Les effets du thé de cannabis sont très puissants, et vous feront voyager très loin si vous le préparez correctement ! Voici quelques astuces pour une expérience mémorable :

  1. Prenez un demi-gramme de votre cannabis préféré et hachez-le aussi finement que possible. Vous pouvez utiliser un grinder – nous utiliserons l’un de ceux-là – ou n’importe quel objet dur pour le broyer.
  2. Versez trois verres d’eau ou de lait entier dans une petite casserole. Si vous optez pour le lait, il est essentiel qu’il soit entier.
  3. Attendez que le liquide bouille. Il est primordial d’être patient et de suivre nos instructions dans l’ordre, sans quoi vous risqueriez d’altérer le produit et de perdre les effets recherchés du cannabis.
  4. Ajoutez deux cuillerées de beurre. Peu importe la marque, l’important est qu’il s’agisse de beurre normal, du genre servant à tartiner le pain. Si vous avez opté pour le lait entier, inutile d’ajouter du beurre : passez directement à la prochaine étape.
  5. Ajoutez le demi-gramme de cannabis moulu à l’étape 1; nous utiliserons de la BLACK DOMINA car son arôme de terre intense se prête parfaitement à la préparation d’infusions.
  6. Il est très important de remuer régulièrement le contenu afin d’éviter que le cannabis ne s’agglutine en bordure de la casserole. Il doit cuire lentement en son centre.
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Infusion de cannabis

Le principal intérêt de l’infusion de cannabis est d’extraire autant de THC que possible à la plante. Le THC seul n’étant pas soluble dans l’eau, l’ajout de matière grasse est nécessaire pour permettre sa dissolution lorsqu’il est soumis à de très hautes températures. Ainsi, en ajoutant du beurre – ou du lait entier – à l’eau bouillante, le THC se laisse boire dans l’infusion finale sans que d’indésirables grumeaux verts ne flottent à la surface.

  1. Laissez bouillir le mélange à feu vif pendant au moins 30 minutes. Plus vous attendrez, plus vous extrairez de THC. Nous vous conseillons d’attendre 30 à 40 minutes pour une extraction optimale.

Il est essentiel de garder un œil sur le liquide : à feu vif, l’évaporation est rapide et il risquerait de s’évaporer tout à fait. Remuez le mélange à intervalle de quelques minutes. Rajoutez un peu d’eau/de lait si nécessaire, si vous estimez qu’il s’évapore trop vite.

  1. Une fois passées les 30 minutes de rigueur, filtrez l’eau/le lait avec une passoire, en versant dans une tasse ou un récipient suffisamment grand pour contenir tout le liquide. Le THC est désormais entièrement concentré dans le beurre que contient l’eau ou dans le gras du lait. Le cannabis récupéré par filtrage ne nous sera plus d’aucune utilité : vous pouvez le jeter.
  2. Laissez reposer le mélange pendant 5 minutes afin qu’il refroidisse un peu.
  3. L’infusion peut être bue telle quelle si le goût vous plaît, ou vous pouvez y ajouter un sachet de votre thé préféré. Vous pouvez également y ajouter un peu de sucre ou des glaçons. ET VOILÀ ! IL NE VOUS RESTE PLUS QU’À DÉGUSTER VOTRE INFUSION DE CANNABIS. =)

REMARQUE IMPORTANTE : Comme pour la plupart des produits consommés par ingestion, l’effet ne se fera pleinement ressentir que 45 à 60 minutes plus tard. S’il s’agit de votre première infusion de cannabis, nous vous conseillons d’attendre au moins deux heures avant de fumer de l’herbe ou de consommer de l’alcool.
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Nous vous recommandons également de ne pas dépasser la dose indiquée : avec un demi-gramme seulement, cette recette est bien plus puissante que l’on pourrait le croire. Certaines personnes ne ressentiront les effets du thé que 12 heures après l’avoir bu.