Se lancer dans l’autoproduction de cannabis en 5 étapes

Avec l’essor du secteur cannabique à travers le monde, de plus en plus de personnes songent à cultiver chez elles. On pourrait croire que cela requiert de contrôler tout un tas de paramètres et d’utiliser une foule de produits, mais c’est en fait assez simple.

Si vous pensez à vous lancer dans l’autoproduction de cannabis mais ne savez pas par où commencer, cet article est fait pour vous : nous y détaillons la marche à suivre étape par étape. Suivez nos conseils, et à vous les belles récoltes !

autoproduction 5 etapes
La culture intérieure de cannabis requiert plus d’expertise que la culture extérieure.

Nous avons choisi d’organiser les connaissances nécessaires pour cultiver en intérieur en 5 étapes. Pour chacune d’elles, nous vous expliquerons comment vous y prendre de façon détaillée, pour des plantes aussi vivaces que si vous les cultiviez en pleine terre !

1. Choisir une bonne variété

C’est le premier dilemme qui attend les cultivateurs débutants : comment se décider face à une telle offre en variétés ? Chez Cactus Martorell, nous conseillons toujours aux néophytes d’opter pour des graines féminisées, qui offrent la garantie de ne cultiver que des plantes femelles.

Si vous vous lancez dans la cannabiculture, sans doute ignorez-vous comment distinguer une plante mâle d’une plante femelle. Acheter des graines féminisées vous évitera d’avoir à vous en soucier.

Pour débuter, il est également préférable de choisir une variété facile à cultiver : selon nous, le mieux est de choisir soit une variété autoflorissante, soit une variété hybride à mi-chemin entre indica et sativa.

Les graines de cannabis autoflorissantes fleurissent en fonction de leur âge, et demandent donc moins de rigueur quant à la photopériode à respecter. Il est d’ailleurs possible de les cultiver en leur apportant entre 12 et 20 heures de lumière par jour de la germination à la récolte.

La deuxième option, qui consiste à opter pour un hybride facile à cultiver, est d’autant plus pertinente si l’espace de culture dont vous disposez est une petite armoire dans laquelle les températures élevées sont susceptibles de poser problème. Ces variétés ont besoin de 12 heures d’obscurité par jour pour commencer à fleurir. Parmi les variétés hybrides, celles de la famille Critical comptent parmi les plus faciles à cultiver. Ce n’est pas pour rien qu’elles figurent en tête des ventes dans la plupart des growshops.

2. Choisir un bon substrat

Plusieurs types de substrats conviennent à la culture du cannabis : terre, fibre de coco, billes d’argile, laine de roche, etc. De toutes ces options, la terre est celle qui offre la plus grande marge d’erreur. Sa teneur en air et sa capacité à retenir l’eau étant relativement stables, elle est mieux à même d’encaisser d’éventuelles erreurs d’arrosage.

La terrcannabis 5 étapese a également la capacité d’amortir d’éventuelles erreurs d’engraissage. Alors qu’un surdosage d’engrais peut s’avérer fatal en hydroponie, un simple rinçage des racines suffit généralement à rectifier le tir dans les cultures en terre. Dernier atout, et non des moindres, les plantes cultivées en terre ont tendance à être plus odorantes et plus savoureuses.

Nous vous conseillons d’opter pour de la terre enrichie : vous vous éviterez ainsi d’avoir à ajouter des nutriments avant la troisième semaine de culture. Si vous rempotez vos plantes, l’ajout d’engrais pourra même attendre l’apparition des premières fleurs.

De plus, en terre, les nutriments sont disponibles sur une gamme de pH plus large, ce qui limite les risques de voir apparaître des carences nutritionnelles (fréquentes en hydroponie ou dans les cultures en fibre de coco).

3. Installer un bon kit d’éclairage

En culture intérieure de cannabis, l’éclairage artificiel remplace la lumière du soleil : plus la qualité de votre kit d’éclairage sera bonne, meilleur en sera le résultat final de votre culture – tant du point de vue de la quantité que de la qualité. Il existe différents types de lampes, chacune étant adaptée à une certaine phase de culture : enracinement, croissance et floraison.

Les lampes basse consommation conviennent à la phase d’enracinement et aux premiers jours de croissance. Les lampes aux halogénures métalliques, dont le spectre lumineux est froid, conviennent à la phase de croissance végétative.

Pour les phases de floraison et de maturation, les lampes offrant le meilleur résultat sont celles à vapeur de sodium. Lorsque l’on débute en cannabiculture, il peut être intéressant d’acquérir une lampe à spectre mixte pouvant servir à toutes les phases de culture.

De nouveaux types de lampes reposant sur les technologies plasma, LED ou à induction ont fait leur apparition, mais elles restent peu utilisées en cannabiculture et nous continuons de leur préférer les lampes HPS.

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Outre le type de lampe, il convient de se soucier de la quantité de lumière par unité de surface apportée aux plantes. En règle générale, la puissance lumineuse requise est calculée par mètre carré, en fonction de la phase de culture.

Le plus souvent, il est conseillé de prévoir 200 W pour la germination et l’enracinement, 400 W pour la croissance et 600 W pour la floraison.

 

4. Monter un système d’extraction

Pour que vos plantes de cannabis se développent correctement en intérieur, il est essentiel de constamment renouveler l’air de votre espace de culture. Cela permet d’éviter que la chaleur émise par les lampes ne stagne, tout en garantissant un apport continu en dioxyde de carbone à vos plantes. Rappelons que le CO2 est une molécule indispensable à la photosynthèse, sans laquelle les plantes cessent de croître et de fleurir.

Il existe différentes méthodes pour choisir l’extracteur le mieux adapté à votre espace de culture. La plus répandue consiste à multiplier le volume de l’espace (en mètres cubes) par 30 : la valeur ainsi obtenue correspond au débit minimum requis pour notre extracteur.

Un intracteur au débit légèrement inférieur est également requis pour maintenir une pression négative au sein de l’espace de culture. De cette façon, l’air aura tendance à toujours sortir par l’extracteur et son filtre à charbon, neutralisant ainsi l’odeur de cannabis.

5. Arroser avec de l’eau et des nutriments de qualité

Dernier point, et non des moindres : l’arrosage, et l’ajout de nutriments. Plus votre eau sera pure, plus vous disposerez de marge pour y ajouter de l’engrais. L’idéal est d’installer un filtre à osmose, mais vous pouvez aussi utiliser de l’eau de pluie ou acheter de l’eau en bouteille (cette dernière option est toutefois peu pratique).

Si vous n’avez pas d’autre choix que d’utiliser de l’eau du robinet, renseignez-vous sur sa qualité : est-elle dure ou douce ? La dureté de l’eau correspond à sa teneur en calcaire (et en magnésium). Il existe sur le marché des engrais spécialement formulés pour l’un ou l’autre type d’eau.

C’est tout pour aujourd’hui, rendez-vous au prochain article ! Comme d’habitude, nous vous invitons à nous faire part de vos questions et commentaires, et à participer aux guides de culture Cactus Martorell Growshop.

Le bonjour de l’équipe Cactus ! À bientôt !

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